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LOI DU CRENEAU DEFENSIF

Conclusions et perspectives

Arrivé au  terme de cet Essai, ô combien audacieux, nous imaginons sans peine ce que seront les critiques condescendantes prononcées sans nuance par les beaux esprits de tous ceux qui n'ont jamais rien cherché ni trouvé de leur vie, et qui se contentent de suivre les sentiers battus et balisés par les Experts de grand calibre du passé, derrière lesquels ils ont coutume de s'abriter commodément et aveuglément .

Ce que s'empresseront de dire ces beaux esprits peu imaginatifs devrait se résumer à ce qui suit :

" Votre loi du créneau est esthétiquement magnifique, mais c'est de la pure théorie, car en pratique, vous n'aurez quasiment jamais accès de manière fiable aux informations qui sont indispensables à son application efficace ".

Dans ce jugement hâtif, c'est le mot " jamais " qui est de trop .

Certes, il est bien vrai que des séquences de barrage du genre 1P-passe- 4P-?- priveront le camp de la défense de beaucoup d'informations utiles à sa gouverne, encore qu'une telle séquence permet néanmoins de savoir que le camp de l'ouverture doit très probablement détenir 10 atouts .

Or, la connaissance du nombre des atouts du camp déclarant est justement l'information primordiale qui permet un commencement d'application de la loi du créneau . Elle n'est pas suffisante, mais on peut affirmer que dans l'immense majorité des cas, cette connaissance sera, soit exacte, soit fiable à une carte près, ce qui limitera à  + ou - un quart de levée l'erreur éventuelle commise sur ce que nous avons appelé la valeur défensive de base .

Ensuite, se poseront les questions de correctifs éventuels à apporter à cette VD de base sous 3 grands aspects de la distribution présumable de la donne , dans cet ordre logique :

1° - Rapport des forces d'honneur respectives .

2° - Distribution régulière ou non des couleurs .

3° - Distribution homogène ou non des honneurs .

Telles sont les grandes lignes de la méthode d'évaluation défensive que nous proposons .

Or, contrairement aux affirmations péremptoires les plus répandues, il est exceptionnel que l'on ne puisse pas émettre le moindre commencement de réponse aux 3 questions ci-dessus, suite à l'estimation préalable du nombre des atouts déclarants, toujours possible à plus ou  moins une demi levée près, ce qui permet, répétons le, d'accéder à la valeur défensive de base à plus ou    moins un quart de levée près .

Il est notamment presque toujours possible de donner une réponse à la 1ère question, avec une approximation suffisante ( plage d'incertitude de 2 points d'honneur au plus ) pour limiter l'erreur sur ce correctif à  + ou moins une demi levée .

La réponse à la 2ème question est certes plus aléatoire . Néanmoins les enchères, au vu de la main de l'évaluateur, peuvent permettre dans bien des cas de porter un jugement d'ensemble sur le type de distribution du camp déclarant : distribution à priori plutôt forte ou bien plutôt banale, et rien n'empêche alors l'évaluateur de présumer ou non le risque plus ou moins élevé d'un singleton adverse, qui sera en général localisé dans la couleur d'atout du camp de la défense . Compter le correctif correspondant à tort ou à raison, engendrera  une erreur moyenne maximale de + ou - un quart de levée .

La réponse à la 3ème question est sans doute la plus délicate, mais là encore, l'évaluateur ne sera jamais totalement pris au dépourvu . Il sera au moins capable de discerner dans sa propre main les points d'honneur lents qu'il faut considérer comme perdus corps et bien au service de la défense . L'erreur maximale possible correspondante ne devrait pas dépasser + ou - une demi levée .

Alors les mauvais esprits s'empresseront d'en conclure, que la suite de ces 4 estimations approximatives peut aboutir à une erreur cumulée de  + ou moins 1 levée et demi , qui rend très dangereuse et dénuée de tout intérêt notre méthode d'évaluation défensive .

Est-il besoin de dire qu'une telle conclusion simpliste est non seulement excessive , mais très inexacte ?

Elle fait gravement injure aux facultés de jugement de l'évaluateur, en supposant à priori que ce dernier se trompera toujours dans le même sens pour chacune de ses 4 réponses, ce qui n'a en réalité qu'une chance infime de se produire, sauf à considérer que l'évaluateur est un débile congénital .

Nos détracteurs éventuels oublient en effet le caractère algébrique de nos 3 correctifs qui fera que les erreurs commises sur ces derniers vont se compenser dans une mesure non négligeable, tant et si bien que dans l'immense majorité des cas où l'évaluation apparaît possible, l'erreur globale effective ne devrait pas excéder  + ou -  3 quarts de levée .

Notre ultime Section 6 démontre surabondamment que la marge de précision pratique est le plus souvent limitée à plus ou moins une demi levée.

Cela dit, la pratique nous enseigne aussi que les flancs interviennent dans plus de 60 % des donnes, et qu'en outre, les séquences brutales du camp de l'ouverture sont plutôt l'exception et les séquences progressives plutôt la règle .

On sait en outre que près de 2 fois sur 3, les donnes sont dites compétitives    et voient les quatre protagonistes intervenir à tour de rôle dans les enchères . En pareille circonstance, la moisson d'informations est conséquente et les renseignements déduits ou induits des enchères sont plus nombreux et plus précis . C'est dans ce domaine privilégié que la loi du créneau se montrera efficace et performante, ainsi que nous en avons présenté dans notre Section 6 de nombreuses illustrations .

*

Les mêmes beaux esprits, qui ont réponse à tout, y compris sur des sujets qu'ils ignorent ou connaissent fort mal, rétorqueront que la loi des levées totales de Vernes permet d'apporter dans le domaine des donnes compétitives des solutions beaucoup plus simples, qui sont largement suffisantes et satisfaisantes .

Ce n'est pas nous qui allons dénigrer les solutions définies en la matière par l'Auteur Jean René Vernes, à l'égard duquel nous éprouvons la plus grande estime . Ce sont d'ailleurs ses recherches et ses travaux qui ont inspiré nos propres recherches, lesquelles ont abouti au présent Essai .

Nous considérons avec la modestie de mise, que notre loi du créneau est un complément très utile, qui apporte à la loi de Vernes des progrès tangibles, et surtout des solutions à un problème que cet Auteur lui-même a toujours récusé dans le cadre de sa loi : celui de la valeur défensive à l'atout .

Vernes en effet, n'a jamais cessé de répéter dans ses livres et dans ses conférences, que sa loi des levées totales se réduisait en substance à fournir une solution au seul problème des surenchères compétitives , par l'intermédiaire de sa règle pratique dite de la sécurité distributionnelle . Il a toujours récusé l'idée que cette règle puisse en quoi que ce soit permettre de prédire le nombre réel de levées que l'on va gagner ou perdre en la suivant .

C'est justement ce manque, que la loi du créneau prétend combler dans une large mesure, en permettant de prédire, sinon le nombre exact de levées qui seront faites par le camp de la défense, du moins un nombre approché suffisamment  précis pour orienter dans le sens optimal la décision à prendre entre les 3 possibles :   le passe,  la surenchère  ou bien le contre de pénalité .

S'agissant du contre de pénalité, Vernes se montre en fait très conservateur et d'une grande prudence . Il propose bien une règle dite sa " règle de sept ", laquelle, nous l'avons vu, est très sujette à caution et sans aucun rapport apparent avec sa règle de sécurité distributionnelle .

Rappelons que cette règle de sept, dit en substance que pour prononcer valablement un contre de pénalité, il faut détenir dans son camp au moins 20 points d'honneurs, et un nombre d'atout tel, qu'en ajoutant ce nombre au nombre de trics demandé par l'adversaire, on atteigne au moins le nombre de 7 .

Mais quand Vernes affirme qu'à l'examen de plusieurs centaines de donnes, cette règle est d'une précision remarquable, nous éprouvons des doutes sérieux . En effet,  il présente à l'appui de cette affirmation une dizaine de donnes illustrant son plein succès, mais qui, disons le, semblent vraiment avoir été choisies sur mesure .

Le problème, c'est qu'en examinant en détail les donnes en question, le contre de pénalité apparaît d'une évidence si éclatante, que n'importe quel joueur expérimenté de force moyenne l'aurait prononcé en dehors de toute règle de sept ou d'autre chose, en faisant appel à son simple bon sens .

Or la grande question n'est pas de prononcer les contres de pénalité évidents, ce que tout le monde sait faire, mais de prononcer ceux qui ne le sont pas, et dont le nombre est sans commune mesure beaucoup plus important , Vernes en convient lui même dans son livre intitulé  " Bridge moderne de la défense ".

Il suffit d'ailleurs pour s'en convaincre de faire sur une centaine de donnes, la statistique des contrats qui chutent d'au moins 2 levées et qui ne sont pas contrés . Au moins 80 % d'entre eux ne sont jamais contrés .

Or majoritairement, ce n'est pas un partage très hostile des atouts en défense qui est la cause de la chute, mais soit un quantum insuffisant de force d'honneur par rapport au niveau du contrat souscrit , soit une mésentente criante dans les enchères, qui aboutit à passer à côté du contrat optimal , sans pour autant que ce mauvais contrat soit forcément contré par les adversaires, eux mêmes mystifiés par les enchères erronées du camp déclarant .

Sachons qu'en considérant les côtés déclarants les plus fréquents de    8 et 9 atouts, les partages trés hostiles  4 / 1 ou 5 / 0 face à 8 atouts, représentent seulement  32,17 %, et les partages trés hostiles 4 / 0   face à 9 atouts, seulement  9,565 % . La cause devrait donc être entendue : une meilleure évaluation défensive devrait permettre de doubler au moins, le nombre effectif des contres de pénalité rentables .

*

Alors, nos détracteurs frileux vont agiter frénétiquement le vieil épouvantail des positions d'honneurs respectives, à leurs yeux systématiquement indécelables, dont le curseur peut naviguer sur une plage extrême de 3 levées mettant en évidence une possibilité d'erreur de + ou - 1,50 levée sur la valeur défensive .

Ces enrhumés du " principe de précaution " adeptes du risque zéro, ne veulent pas savoir que ces éventualités extrêmes ont à peine 9 % de chances de se produire à priori, et ils considèrent ainsi paradoxalement que l'exception doit toujours systématiquement prévaloir sur la règle générale .

Ne reculant par ailleurs jamais devant le risque d'être ridicules, ils adoptent à posteriori le postulat de la faillabilité systématique de l'évaluateur qu'ils rangent péremptoirement dans la catégorie des faibles d'esprit, incapable selon eux de présumer quoi que ce soit de fiable et d'intelligent à l'analyse des enchères .

Etrangement, ces bons apôtres se gardent bien de la même sévérité, lorsqu'ils constatent exceptionnellement dans une donne de tournoi, que toutes les paires demandent la manche 4C légitimement et la chutent de 3 levées pour cause de 4 positions d'honneurs hostiles, ou encore, qu'à l'inverse, toutes les paires s'en tiennent légitimement au contrat partiel 2C et réalisent  3 levées de mieux pour cause de 4 positions d'honneurs favorables .

Simple question : Ces champions de la précaution maximale ouvrent-ils de un tric à la couleur, uniquement avec 7 levées de jeu certaines dans leur main, en supposant toujours zéro point chez leur partenaire ?    Si oui, ils ne doivent pas ouvrir souvent .

*

Une dernière critique ne manquera pas d'être émise : certains jugeront que nos barèmes de correctifs sont difficiles à mémoriser .

Cette critique n'est guère fondée en ce qui concerne les correctifs simples et logiques relatifs aux 2 premiers critères de force d'honneurs et d'irrégularités de créneau .

Elle l'est davantage en ce qui concerne les correctifs au titre de la distribution honneur qui demanderont un certain effort de mémoire . Mais dans ce domaine, la pratique aidant, ce ne sera pas la mer à boire que de surmonter cette difficulté . En fait, la seule donnée à apprendre par coeur, c'est le tableau des quanta d'honneurs en fonction de la longueur des couleurs . Ce tableau étant assimilé une fois pour toutes, les correctifs correspondants à appliquer couleront de source avec, bien sûr, un minimum de réflexion .

*

Soulignons enfin à nouveau, que la réversibilité remarquable de la loi générale du créneau, permettra souvent d'affiner la valeur défensive d'un camp et de réduire encore la marge d'erreur de + ou - 0,75 levée intégrée par notre mode d'évaluation défensive directe .

En effet, cette réversibilité autorise une évaluation indirecte de la valeur défensive, par le biais de l'évaluation de la valeur offensive du camp déclarant à son atout propre, en utilisant la formule inverse  VO  =    ( A + 8 ) x  0,50 ,  la soustraction 13  - VO   définissant ensuite cette valeur défensive .

Cette réversibilité autorise aussi à l'aide de cette formule inverse, une estimation de la valeur offensive du camp de la défense à son atout propre, permettant ensuite de faire jouer la loi des levées totales de Vernes et de recouper l'ensemble des résultats obtenus .

Or, on constatera parfois que ces procédures indirectes font apparaître un écart anormal par rapport à la Loi des levées totales, cette dernière ne se vérifiant pas comme elle le devrait .

En pareil cas, on obtiendra une mesure de l'ampleur de l'erreur globale commise en plus ou en moins dans l'estimation directe de la valeur défensive .

Si l'écart constaté est nul ou ne dépasse pas la demi levée, la valeur défensive directe pourra être considérée comme fiable .

Si cet écart dépasse la demi-levée, la valeur défensive directe ne sera pas fiable, et il sera sage d'en tirer la conséquence avec prudence pour guider la décision à prendre .

Nous reconnaissons bien volontiers que les exercices ci-dessus vont solliciter une tension importante de la matière grise de l'évaluateur, mais comment l'éviter ?    Il faut savoir ce que l'on veut . L'effort mental requis est évidemment à la mesure de la difficulté du problème à résoudre, auquel aucune solution ne saurait être trouvée en faisant la sieste .

*

Plus que convaincus, nous sommes certains que notre Loi générale du créneau est une contribution positive indéniable aux progrès de la science théorique et pratique des enchères, dans le domaine de l'évaluation défensive à l'atout, que les grands Auteurs de la littérature du bridge, ont jusqu'ici abordé et traité si parcimonieusement .

A cet égard, nous considérons que la Section 6 de notre ouvrage est à coup sûr la plus décisive, pour emporter l'adhésion à la loi du créneau des bridgeurs les plus hésitants .

Les multiples exemples de donnes réelles et authentiques ( et non pas fabriquées de toutes pièces et sur mesure par votre serviteur à des fins tendancieuses ) qui y sont présentées et commentées, constituent une série impressionnante de démonstrations objectives prouvant le bien fondé de notre loi du créneau et de la méthode d'évaluation défensive rationnelle qui en découle .

Cette méthode , n'a rien à voir avec une recette à apprendre par coeur et en bloc sans discuter . Tout au contraire, c'est un instrument pédagogique qui guide et oriente pas à pas le cheminement d'une réflexion rigoureuse, à partir de principes généraux confirmés à la fois par l'expérience et la théorie .

Et en effet, c'est toujours et d'abord à l'intelligence du joueur qu'elle fait appel, mais jamais à son obéissance routinière .

Peut-on en dire autant de la loi des levées totales ou de la règle de sept de Vernes ?

Il serait indigne de prêter à cet Auteur l'intention délibérée de pousser ses adeptes à abolir tout esprit de réflexion . Mais il n'empêche, que sous le couvert de règles simples visant à faciliter la tâche des bridgeurs, ces derniers ont une fâcheuse propension à adopter en la matière un comportement mécanique, en finissant par obéir aveuglément à l'inclination naturelle des humains à la paresse .

Rien de tel n'est à craindre avec la méthode du créneau . Tout au contraire, son processus fractal immuable est un pense-bête qui  impose au joueur un constant effort de réflexion ordonné et renouvelé à chaque donne, n'ayant rien à voir avec une recette à prendre ou à laisser .  En outre, ce pense-bête est une discipline qui oblige à examiner tous les facteurs intervenant dans la formation de la valeur défensive, sans en oublier un seul .

*

Nous formulons le souhait que notre Essai puisse utilement aider nombre de joueurs à mieux réfléchir et à améliorer leurs performances, dans le domaine du bridge sans nul doute le plus pointu et le plus décisif, celui qui fait perdre ou gagner le maximum de points au cours des compétitions, et qui est de ce fait le juge de paix suprême régnant sur le niveau de classement des bridgeurs .

Essai  2ème version, achevé le 20 Décembre 2000 .

Note complémentaire historique

La présente 2ème version de notre Essai ne fait que reproduire pour l'essentiel de son contenu, le manuscrit d'une première version achevée le 31 Janvier 1990, c'est à dire il y a près de dix ans, et à laquelle elle ne fait qu'apporter quelques compléments de détail et surtout une réactualisation des exemples de donnes de la Section 6.

Si ce manuscrit originel a si longtemps dormi dans un tiroir, c'est qu'il est extrêmement difficile sinon impossible, d'intéresser un éditeur de bridge à la publication d'un sujet d'avant garde au lectorat forcément très limité, surtout lorsque son Auteur est un illustre inconnu privé de la notoriété indispensable et reconnue par l'aristocratie du bridge .

Signalons cependant qu'en 1991, un ex Secrétaire général de la FFB, Robert Fehr, à qui nous avions soumis ce manuscrit, qualifia de "découverte étonnante" la loi du créneau, fit montre d'un intérêt très vif pour les conséquences " troublantes" qui en découlent, et les succès " indéniables "que son application permet d'obtenir .

Malheureusement, il venait de quitter à l'époque ses activités officielles à la FFB pour se retirer dans le midi de la France et se consacrer entièrement à l'organisation de croisières de bridge, activité qu'il continue aujourd'hui encore avec succès . Il ne pût donc pas aider concrètement et efficacement à la publication de cet Essai, mais se promit néanmoins avec notre accord, d'évoquer et d'utiliser la loi du créneau dans les cours d'enseignement qu'il prodiguerait à ses élèves .

Robert Fehr fut longtemps notre partenaire attitré à la fin des années 60, en un temps où l'on pratiquait encore " La longue d'abord ", ce qui ne rajeunit pas votre serviteur .

C'est la création récente d'un site de bridge perso par notre ami Maubird, qui nous donne enfin l'occasion de faire connaître la loi du créneau au grand public du bridge, du moins nous l'espérons pour lui .

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